Avenue Junot,Paris,17h23.
<< Je te l'ai déjà dit Aurore, je ne reviendrai pas en arrière >>.
Je me tourne pour la regarder. Ses cheveux luisent au soleil,son sourire a disparu.
Ses yeux me regardent,interrogateurs,elle est perdue.
<< C'est la meilleure solution. Il y a trop de barrières,trop de différence entre nous.
Je ne veux plus lutter. Je laisse tomber. Continue ta vie, et j'éspère de tout mon coeur pour toi que tu rencontreras quelqu'un mieux que moi,quelqu'un qui plaira meme à ta famille.
Mais je n'arrive pas a soutenir le poid du regard de tes parents,de notre entourage.
Le blanc et le noir sont des opposés. Et tous le monde sait que qui se ressemble s'assemble. Nous sommes étrangers l'un à l'autre. >>. Ajoutais-je.
Elle ne me regarde plus,elle a tourné la tete. Elle fait mine de regarder les boutiques,mais son regard est ailleurs.
Soudain,de sa voix cassée,de sa voix abattue,elle me dit: << Les contraires s'attirent,tu le sais ça,non? >>.
<< Arrete d'empirer ce qui est déjà douloureux. Ce n'est pas pareil pour nous deux. Aurore,moi je t'aime. Mais ainsi c'est plus possible,ça ne peut pas continuer >>. Je ne sais plus quoi ajouter pour lui faire comprendre que c'est pour notre bien.
Elle s'en va,en pressant le pas. Je le vois à son visage,elle est contrariée. Je la regarde qui s'éloigne.
Mais elle ne comprend pas que je l'ai fait aussi pour son bien.
Je l'aime,elle m'aime,elle est blanche,je suis noir,ses parents sont racistes et ma vie est detruite tout ça à cause de la couleur de ma peau.